Recette d’oublies croustillantes à la fleur d’oranger et au citron

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Les oublies, vous connaissez ? ! Ces fines gaufrettes roulées en cornet, craquantes sous la dent, qui sentent le sucre chaud, la fleur d’oranger et le zeste de citron… Une pâtisserie d’autrefois, légère comme une dentelle, qui croustille, fond, parfume la cuisine (et rend les petits comme les grands un brin gourmands). Si vous cherchez à savoir ce qu’est vraiment une oublie, d’où elle vient, et comment réussir ces vieux gâteaux oubliés chez vous, avec un simple gaufrier, vous êtes au bon endroit. Pas de panique, c’est une recette facile, mais deux ou trois astuces font toute la différence !

Oublies

Plat : DessertCuisine : FrançaiseDifficulté : Modérée
Portions

12

oublies
Temps de préparation

10

minutes
Temps de cuisson

20

minutes
Calories

420

kcal
Temps total

30

minutes

Des oublies croustillantes et parfumées à la fleur d’oranger et au citron, roulées en cornets comme au temps des marchands de rue, un vrai régal d’autrefois à croquer sans modération !

Ingrédients

  • Pour la pâte
  • 150g de farine

  • 150g de sucre en poudre

  • 2 œufs

  • 1 cuillerée à soupe d’eau de fleurs d’oranger

  • 150g de crème fraîche liquide

  • 1/2 verre d’eau froide

  • 1 pincée de sel

  • Le zeste râpé d’un demi-citron

  • Pour la cuisson
  • Huile pour le gaufrier

Instructions

  • Préparation de la pâte
  • Dans une terrine profonde, battre au fouet électrique la farine, le sucre, les œufs, l’eau de fleurs d’oranger, la crème fraîche liquide, environ un demi-verre d’eau froide, la pincée de sel et le zeste râpé d’un demi-citron.
  • Continuer jusqu’à obtenir une pâte aussi liquide qu’une pâte à crêpes.
  • Cuisson des oublies
  • Chauffer le gaufrier, puis le graisser uniformément avec un tampon de papier imbibé d’huile.
  • Quand il est très chaud, y verser une cuillerée à soupe de pâte et refermer le dessus du gaufrier.
  • Laisser cuire sur feu très vif en retournant souvent, jusqu’à ce que la pâte n’adhère plus au fer.
  • Retirer aussitôt la pâte cuite.
  • Mise en forme
  • Laisser l’oublie à plat ou, mieux, la rouler en cornet autour d’une forme conique, ou en tuyau autour d’un gros crayon.
  • Procéder ainsi jusqu’à épuisement de la pâte, en graissant le moule entre deux oublies.

Le truc de Charlotte

  • Roulez les oublies dès la sortie du gaufrier, tant qu’elles sont chaudes et souples : en refroidissant, elles se figent et ne se laissent plus façonner. Vous pouvez les parsemer de sucre glace avant de servir pour une jolie touche neigeuse. Et pour le plaisir des yeux comme des papilles, dressez les cornets debout dans un joli verre !

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Histoire des oublies : des marchands de rue médiévaux au gaufrier d’aujourd’hui

L’oublie est une pâtisserie médiévale, fine et ronde, cuite entre deux plaques de fer, qui descend en droite ligne de l’hostie non consacrée, l’oblata (« offrande ») du latin ecclésiastique : on la servait aux religieux, on l’offrait aux évêques et aux souverains, avant qu’elle ne devienne une pâtisserie populaire vendue près des églises, aux fêtes et dans les rues1. Les oublieurs parisiens reçoivent leurs statuts en mai 1270, sous Louis IX, avec saint Michel pour patron ; ils proposaient la grande oublie, la supplication (cousine de la gaufre), la petite oublie roulée en corne, puis le « plaisir », nom adopté sous Louis XVI 😋 ! Les marchands ambulants en vendaient encore à Paris dans les années 1900, et aujourd’hui, à Nancy, les Oublies de France perpétuent ce savoir-faire artisanal2. Quant à la recette d’origine, aucune version précise n’a été consignée au Moyen Âge : la ROUGEOLE de l’histoire gourmande, si j’ose dire, c’est qu’on commandait ses oublies à l’oublieur, sans jamais noter comment il les faisait (hi hi hi)3.

Réussir ses oublies : astuces de cuisson, de roulage et de conservation

Première règle : un gaufrier bien chaud et légèrement huilé, mais pas brûlant, sinon la pâte colore trop vite et reste molle au centre. Une petite cuillerée de pâte suffit : trop généreux, on obtient une gaufre épaisse, pas une oublie dentelle ! Le roulage demande de la rapidité, car l’oublie durcit en refroidissant : il faut l’enrouler dans les secondes qui suivent la cuisson (environ 10 secondes, disent les anciens) autour d’un cône ou d’un manche de cuillère en bois, soudure vers le bas, quelques instants, le temps qu’elle fige4. Parmi les erreurs courantes : une pâte trop épaisse, un gaufrier pas assez préchauffé, ou l’hésitation au moment de rouler (et là, crac, ça casse !). Pour la conservation, direction une boîte en métal hermétique ou un bocal, au sec, car l’humidité est leur ennemie : elles gardent leur croustillant plusieurs jours. Côté service, remplissez les cornets de crème fouettée, de fruits rouges ou de chocolat fondu, ou trempez-en simplement l’extrémité dans du chocolat noir : un régal, avec un thé ou un petit vin doux !

Mon petit bémol… Ces oublies se mangent à une vitesse vertigineuse : on en prépare toujours trop peu, et la boîte se vide avant même d’avoir eu le temps de refroidir !

Sources

  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Oublie [1]
  • https://www.enpassantparlalorraine.fr/nos-producteurs/les-oublies-de-france [2]
  • https://www.letailloir.fr/oublies [3] [4]

Foire aux questions

C’est une pâtisserie médiévale très fine, cuite entre deux plaques de fer, entre hostie et gaufre. Elle se sert plate ou roulée en cylindre creux.

Il apparaît sous les formes « oblaye » ou « oblee » au XIIe siècle. Il viendrait du latin ecclésiastique « oblata » (offrande) ou du grec « obélias ».

Un gaufrier bien chaud et légèrement huilé suffit. Pour le cornet, un cône ou un manche de cuillère en bois permet de rouler la galette encore chaude.

Souvent, la pâte est trop épaisse ou le gaufrier pas assez chaud. Elles durcissent aussi en refroidissant : le croustillant vient après la cuisson.

Rangez-les dans une boîte hermétique, au sec, à l’abri de l’humidité. Elles gardent ainsi leur croquant plusieurs jours.

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Je suis Charlotte, passionnée de cuisine depuis ma plus tendre enfance, et je souhaite partager avec vous ma passion pour la gastronomie sous toutes ses formes.

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