Le coing, ce fruit d’automne un peu bourru, mal-aimé, qu’on regarde de travers sur l’étal du marché parce qu’il est dur comme du bois et qu’on ne sait jamais trop quoi en faire cru (spoiler : rien, il faut le cuire !). Et pourtant, une fois transformé en marmelade de coings, il devient carrément sublime : doré, fondant, parfumé, avec ce petit goût de miel et de rose qui n’appartient qu’à lui.
Marmelade de coings
Plat : DessertCuisine : FrançaiseDifficulté : Facile1,5
kg20
minutes1
heure10
minutes230
kcal1
heure30
minutesUne marmelade de coings dorée, fondante et parfumée, qui embaume la cuisine comme un dimanche d’automne à la campagne.
Ingrédients
- Pour la purée de coings
800g de coings épluchés
1/2 litre d’eau
- Pour le sirop
500g de sucre en poudre
Quelques cuillerées à soupe d’eau
- Pour la mise en pots
Carrés de cellophane pour couvrir les pots
Instructions
- Préparation des coings
- Épluchez les coings et coupez-les en tranches fines.
- Mettez-les dans une cocotte avec le demi-litre d’eau, couvrez.
- Laissez cuire sur feu doux de 15 à 25 minutes environ, en mélangeant souvent et en écrasant les coings à la cuillère de bois, jusqu’à ce qu’ils soient réduits en purée.
- Passez cette purée au moulin à légumes si elle est restée trop granuleuse.
- Préparation du sirop et cuisson finale
- Dans la cocotte lavée et essuyée, faites dissoudre le sucre avec quelques cuillerées à soupe d’eau.
- Laissez cuire 4 minutes à gros bouillons.
- Ajoutez la purée de coings, couvrez.
- Laissez cuire, en mélangeant souvent, jusqu’à ce que la marmelade atteigne une consistance compacte et prenne une couleur très dorée.
- Mise en pots
- Versez cette marmelade encore chaude dans les pots.
- Laissez refroidir.
- Couvrez hermétiquement avec les carrés de cellophane.
Le truc de Charlotte
- Pour twister un peu cette marmelade toute simple, mais tellement gourmande, ajoutez le jus d’un citron ou une gousse de vanille fendue pendant la cuisson : le parfum n’en sera que plus envoûtant. Petit test malin : versez quelques gouttes de marmelade sur une assiette froide, le sirop doit s’écouler lentement et rester légèrement épais. Envie d’une texture plus ferme ? Optez pour un sucre gélifiant du commerce, ou glissez quelques groseilles parmi vos coings, elles font des miracles !
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Comment réussir la texture parfaite de votre marmelade de coings
Le fameux test de la nappe ; vous versez une petite goutte de votre préparation sur une assiette froide (passée au congélateur quelques minutes avant, c’est la ruse ultime), et si elle se fige, se ride légèrement quand vous la poussez du doigt… bingo, c’est prêt ! 🥄 Le secret de cette texture qui tient sans être du béton, c’est la pectine naturelle du coing, ce fruit généreux qui gélifie tout seul comme un grand, sans artifice ni gélifiant ajouté. Attendez, ça devient encore plus intéressant : les signes qui ne trompent pas, c’est cette couleur qui vire doucement à l’ambre, presque rubis, et cette odeur capiteuse qui envahit toute la cuisine. Et là, tenez-vous bien : quand la cuillère en bois commence à laisser un sillage net au fond de la casserole sans que la préparation ne se referme immédiatement, vous touchez au but !
Bien conserver et stériliser ses pots pour une dégustation prolongée
Une fois cette texture parfaite obtenue, reste l’étape tout aussi capitale : la mise en pots. Traditionnellement, on couvre avec des carrés de CELLOPHANE noués avec une ficelle, façon grand-mère, mais on peut aussi opter pour des bocaux hermétiques classiques, stérilisés au préalable au four ou à l’eau bouillante, une astuce qui garantit une conservation plus longue et plus sûre1. Bien fermée et rangée dans un endroit frais, à l’abri de la lumière, votre marmelade de coings peut se garder plusieurs mois, prête à ressortir au détour d’un petit-déjeuner d’hiver.
Idées gourmandes pour déguster la marmelade de coings
Tartinée généreusement sur une belle tranche de pain de campagne encore tiède, avec un morceau de fromage à pâte dure (un comté affiné, un vieux cheddar), la marmelade de coings révèle tout son caractère sucré-salé, dans la pure tradition portugaise où elle accompagne volontiers le fromage2. On peut aussi glisser une cuillerée dans un yaourt nature, garnir une tarte, fourrer des chaussons feuilletés, ou encore l’associer à un plateau de charcuterie pour twister l’apéritif. Et pour les becs sucrés les plus audacieux, elle se marie à merveille avec un magret de canard poêlé ou une volaille rôtie, en clin d’œil à ces vieilles recettes de confiture de coing originale qui savaient déjà marier le sucré et le salé bien avant que ce soit à la mode !
Sources
- https://www.bettybossi.ch/fr/recettes/recette/confiture-de-coings-10004263/ [1]
- https://euamoportugal.com/fr/recettes/categories/dessert/marmelade-de-coing [2]

