Le savarin classique à la chantilly… une couronne dorée, généreusement imbibée de sirop au rhum, surmontée d’une chantilly légère comme un nuage… voilà un dessert qui réconcilie avec la pâtisserie française ! Ni trop sucré, ni trop alcoolisé, le savarin séduit par son moelleux incomparable et cette façon qu’il a de fondre sur la langue. On pourrait croire que ce savarin traditionnel demande des heures de travail… Détrompez-vous ! Avec une pâte à savarin bien préparée et quelques astuces de grand-mère, vous obtiendrez un savarin moelleux digne des plus belles tables !
Savarin classique à la Chantilly
Plat : DessertCuisine : FrançaiseDifficulté : Modérée8
personnes1
heure30
minutes40
minutes295
kcal2
heures10
minutesUn savarin moelleux et imbibé de sirop au rhum, couronné d’une chantilly aérienne… la gourmandise à la française dans toute sa splendeur !
Ingrédients
- Pour la pâte à savarin
225g de farine tamisée
10g de levure de boulanger
1 tasse à thé de lait tiède
3 œufs
70g de beurre
1 cuillerée à café de sel fin
2 cuillerées à café de sucre en poudre
- Pour le sirop
125g de sucre en poudre
20cl d’eau
20cl de rhum
- Pour la chantilly
250g de crème fraîche
2 tasses à thé de lait très froid
80g de sucre glace
Instructions
- Préparation de la pâte à savarin
- Réchauffer légèrement une terrine en la rinçant sous l’eau chaude, puis l’essuyer soigneusement.
- Verser la farine dans la terrine et former une fontaine au centre.
- Délayer la levure dans le lait tiède au centre de la fontaine jusqu’à dissolution complète.
- Incorporer les œufs un à un en mélangeant bien avec la farine jusqu’à obtenir une pâte homogène.
- Couvrir la terrine d’un linge propre et placer dans un endroit tiède pendant 1 heure environ. La pâte doit doubler de volume.
- Ajouter le beurre ramolli, le sel et le sucre à la pâte levée.
- Battre énergiquement la pâte à la main pendant 5 à 6 minutes, en la soulevant du bout des doigts et en la laissant retomber, jusqu’à ce qu’elle devienne élastique et brillante.
- Cuisson du savarin
- Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6/7).
- Beurrer généreusement un moule à savarin de 26 cm de diamètre.
- Verser la pâte dans le moule beurré en veillant à la répartir uniformément.
- Enfourner pendant 40 minutes jusqu’à ce que le savarin soit bien doré et gonflé.
- Démouler délicatement le gâteau sur une grille dès la sortie du four et laisser tiédir.
- Préparation du sirop
- Dans une petite casserole, porter à ébullition le sucre et l’eau.
- Retirer du feu dès l’ébullition et ajouter le rhum en remuant.
- Verser le sirop dans le moule à savarin.
- Replacer délicatement le savarin tiède dans le moule contenant le sirop et laisser imbiber complètement pendant au moins 2 heures en l’arrosant régulièrement.
- Retourner le savarin bien imbibé sur un plat de service.
- Préparation de la chantilly et finition
- Au moment de servir, battre au fouet électrique la crème fraîche très froide, le lait glacé et le sucre glace jusqu’à obtenir une texture mousseuse et ferme.
- Garnir généreusement le centre du savarin de chantilly.
- Décorer le pourtour du gâteau avec le reste de crème fouettée à l’aide d’une poche à douille.
Le truc de Charlotte
- Pour un savarin encore plus parfumé, vous pouvez ajouter quelques zestes d’orange ou de citron dans la pâte avant la cuisson. Pensez aussi à bien refroidir votre saladier et votre crème avant de monter la chantilly… elle n’en sera que plus ferme et aérienne ! Et pourquoi pas quelques fruits frais au centre pour apporter une touche de fraîcheur ? Des fraises, des framboises… un petit bonheur rouge qui réveille les papilles !
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Histoire du savarin : de Brillat-Savarin à nos assiettes
Ce dessert porte le nom du célèbre gastronome Brillat-Savarin, mais c’est aux frères Julien, pâtissiers parisiens du XIXe siècle, que l’on doit sa création ! Ils ont repris la recette du baba polonais, supprimé les raisins secs, modifié la forme en couronne et… hop ! Le savarin était né 😊. Imbibé d’un sirop parfumé (au rhum, au kirsch ou à la liqueur), ce gâteau s’est rapidement imposé dans les pâtisseries françaises. Aujourd’hui, le savarin chantilly reste l’une des versions les plus appréciées, cette crème fouettée apportant une douceur qui contraste délicieusement avec l’intensité du sirop alcoolisé.
Les secrets de réussite d’un savarin parfaitement imbibé
Voici ce qu’il faut savoir : l’imbibition fait toute la différence entre un savarin réussi et un gâteau quelconque. Le sirop doit être tiède (jamais bouillant !) pour pénétrer en douceur dans la pâte à savarin sans la détremper. On arrose généreusement, on laisse reposer, on arrose encore… jusqu’à ce que le gâteau soit bien gonflé, brillant, irrésistiblement moelleux ! La levure de boulanger joue aussi un rôle capital : elle donne cette texture aérienne, presque briochée, qui absorbe le sirop au rhum comme une éponge gourmande.
Variations gourmandes autour du savarin traditionnel
Et si on revisitait ce grand classique ? Le savarin aux fruits (fraises, framboises, myrtilles…) apporte une fraîcheur acidulée qui réveille les papilles. Certains remplacent la chantilly nature par une chantilly myrtille ou une chantilly crème de marron pour une version automnale… DIVINE ! On peut aussi jouer sur les sirops : Grand Marnier pour les amateurs d’orange, sirop de rose pour une touche orientale, ou même un sirop au café pour les audacieux. Le savarin recette se prête à mille fantaisies tout en gardant son âme de dessert généreux et réconfortant. Chaque bouchée devient une nouvelle découverte !

